“Je me sens mieux à 35 ans qu’à 20 ans”: Voici pourquoi


Pendant longtemps, j’ai cru que j’étais simplement fatigué.

Fatigué par le travail.

Par le rythme de vie.

Par les responsabilités.

Par les soirées.

Par l’âge qui avance.

Et puis avec le temps, j’ai commencé à comprendre que le problème allait un peu plus loin que ça.

Je me levais difficilement le matin.

Je procrastinais énormément.

Je remettais beaucoup de choses au lendemain.

J’essayais régulièrement de changer certaines habitudes.

Arrêter de fumer.

Boire moins.

Dormir davantage.

Faire plus de sport.

Mais à chaque fois, je finissais par retomber dans les mêmes schémas.

Et au fond, je crois que ce qui me pesait le plus, ce n’était pas seulement les mauvaises habitudes.

C’était surtout la sensation de ne plus être aligné avec la personne que je savais pouvoir être.

Parce que paradoxalement, ma vie “fonctionnait”.

J’avais fait une école de commerce.

J’avais intégré une startup dans laquelle j’ai travaillé plusieurs années et énormément appris. J’étais entouré de personnes brillantes, ambitieuses, stimulantes.

Professionnellement, tout allait bien.

Mais en parallèle, je me détruisais progressivement.

  • Je dormais très peu.
  • Je mangeais mal.
  • Je fumais beaucoup.
  • Je buvais beaucoup.
  • Je faisais énormément la fête.

Pendant des années, mon rythme de vie a été extrême.

J’ai commencé à sortir très jeune.

Puis sont arrivés l’alcool, les nuits blanches, la cigarette, les excès, les drogues.

À Paris, il pouvait m’arriver de sortir quatre fois par semaine.

Parfois davantage…

Et c’est là tout le paradoxe : plus certaines choses fonctionnaient dans ma vie, plus je compensais à côté.

Comme si mon corps encaissait silencieusement tout ce que je lui infligeais.

Le nom de ce blog vient d’ailleurs exactement de là.

“À ta santé.”

Cette phrase que j’ai répétée des centaines, peut-être des milliers de fois, verre à la main, sans réaliser à quel point je faisais précisément l’inverse…

Vers 28 ans, j’ai commencé à sentir que quelque chose n’allait plus.

Pas un énorme effondrement.

Pas un drame spectaculaire.

Plutôt une accumulation de signaux faibles.

Des lendemains perdus.

Des réveils difficiles.

Des journées gâchées par la fatigue.

Le souffle court en montant quatre étages sans ascenseur.

Des douleurs à la gorge après avoir trop fumé.

Des moments où je me regardais honnêtement en me disant :

“Tu n’es pas en train d’aller dans la bonne direction.”

Je savais ce que je valais.

Je savais que j’avais beaucoup à apporter.

Mais je ne l’incarnais plus.

Alors je suis parti…

J’ai quitté Paris.

J’ai quitté mon travail.

Je me suis « expatrié » en Nouvelle-Calédonie.

Avec du recul, je crois que mon corps essayait déjà de me sauver.

Mais changer de pays ne suffit pas toujours à changer de vie.

Les mauvaises habitudes voyagent très bien avec nous.

Même dans un endroit paradisiaque.

Même en découvrant le kitesurf qui devenu ma passion.

Même en ralentissant certains excès.

Je retombais encore dans beaucoup de vieux schémas.

Puis il y a eu plusieurs moments de lucidité.

Un accident notamment.

Une soirée qui a dérapé.

Trop d’alcool.

Trop de drogues.

Je faisais le con au bord d’une piscine.

Je suis tombé et me suis violemment cogné la tête.

Résultat : traumatisme crânien et tassement des vertèbres.

Mais le plus marquant n’a même pas été l’accident.

Je me souviens surtout du moment où mes amis m’ont amené à l’hôpital.

Je pleurais.

Sans vraiment comprendre pourquoi.

Ça sortait tout seul.

Comme si mon corps avait compris avant moi que j’étais peut-être passé à quelques centimètres de quelque chose de beaucoup plus grave.

Ce moment a été un énorme électrochoc.

Mais contrairement à ce qu’on raconte souvent, ma vie n’a pas changé du jour au lendemain.

Les mauvaises habitudes sont profondément ancrées.

Le changement a été lent.

Parfois contradictoire.

Parfois frustrant.

J’ai commencé à courir.

Puis arrêté.

Puis repris.

J’ai arrêté de fumer plusieurs mois avant de rechuter.

J’ai réduit certaines choses avant d’en réaliser d’autres.

Et puis il y a eu une autre expatriation.

L’île Maurice cette fois.

Et surtout… une séparation.

Avec du recul, je crois que ça a été le vrai début du changement.

Parce que pour la première fois depuis longtemps, je me suis retrouvé seul face à moi-même.

Plus de distraction permanente.

Plus de fuite en avant.

Juste une question simple :

Qu’est-ce que je veux vraiment pour ma vie ?

C’est à partir de là que tout a commencé à changer.

J’ai arrêté totalement la cigarette.

Puis l’alcool.

Je me suis remis sérieusement au sport.

Au trail.

À la course.

À la récupération.

Au sommeil.

À l’alimentation.

À la méditation.

Pas dans une logique de performance absolue.

Mais dans une logique d’alignement.

Et aujourd’hui, à 35 ans, je crois sincèrement que je me sens mieux que lorsque j’en avais 20.

Ce qui me paraît encore complètement fou à écrire.

Je dors bien.

Je me réveille naturellement tôt.

Je récupère vite.

Je me sens vivant.

Présent.

Aligné.

Je ne dis pas ça parce que ma vie est devenue parfaite.

Elle ne l’est pas.

Mais je sens que je suis enfin en train de revenir vers moi-même.

La lucidité adulte

Je crois qu’il existe un moment dans la vie de beaucoup de personnes où quelque chose change intérieurement.

Un moment où l’on comprend que :

  • notre corps a des limites,
  • nous ne sommes pas invincibles,
  • nos habitudes ont des conséquences,
  • le plaisir immédiat peut détruire le long terme,
  • être “fonctionnel” ne veut pas dire être en bonne santé.

Pendant longtemps, je pensais que tant que je travaillais, que je sortais, que je continuais d’avancer, tout allait bien.

Mais on peut être fonctionnel tout en étant profondément désaligné avec soi-même.

Je crois que beaucoup d’hommes vivent ça sans réussir à vraiment le formuler.

On continue.

On travaille.

On sort.

On avance.

Et progressivement :

on dort moins bien,

on récupère moins bien,

on procrastine davantage,

on perd de l’énergie,

on perd de la clarté,

on perd une partie de soi-même.

Jusqu’au moment où quelque chose nous oblige à ouvrir les yeux.

Ce blog est né de cette période de ma vie.

Pas pour donner des leçons.

Pas pour jouer un rôle de coach.

Pas pour vendre une transformation miracle.

Mais pour documenter cette reconstruction.

Parce que je découvre chaque jour à quel point le corps, l’énergie, le sommeil, le mouvement et les habitudes influencent absolument tout le reste :

la clarté mentale, les émotions, la confiance, les relations, la discipline, l’ambition.

Et peut-être aussi parce qu’une partie de moi aurait aimé tomber sur quelqu’un qui parle honnêtement de ces sujets il y a quelques années.

Alors si tu te reconnais dans certaines choses que j’ai écrites…

si toi aussi tu sens parfois que certaines habitudes t’éloignent progressivement de la personne que tu pourrais être…

si tu as l’impression d’être “fonctionnel” sans être réellement aligné…

Alors peut-être que ce blog pourra t’aider.

Ou au moins te rappeler une chose simple : Il n’est pas trop tard pour reprendre le contrôle de sa vie.

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